L’Amour de soi : comment le connecter ?

Comment connecter et cultiver l’amour de soi ? Cette question m’a traversée durant toute mon enfance, mon adolescence et jusqu’à mon dernier anniversaire, il y a quelques semaines. Cela a donné une teinte particulière à ma vie durant 33 ans.

Evidemment, je n’avais pas clairement identifié à 5 ans que c’était ce qui se jouait dans mes jeux, mes comportements ou dans mes relations. Evidemment, je n’avais pas compris que c’était le moteur qui me poussait à 15 ans à vouloir correspondre à un idéal. Evidemment, je n’avais pas compris que c’était ça qui continuait toujours à me pousser à faire des choix contraires à mes besoins et à mon bien-être.

D’une certaine manière, l’amour de soi a constitué ma personnalité par… le manque. Je manquais totalement ou partiellement (suivant les états émotionnels que je vivais) d’amour pour moi-même. Les effets de ce manque d’amour de soi sont devenus des expériences. Ces expériences sont devenues ma vie. Pourtant, et je crois que c’est l’instinct de survie qui s’est manifesté à cet endroit, je me suis tournée vers des solutions qui m’ont aidée à connecter l’amour de soi. En accompagnant les autres, j’ai aussi pris soin de moi. Car j’ai suivi la voix de l’amour de soi.

« Hacker spirit » ou comment mon âme a fait en sorte que je cultive l’amour de soi

En m’intéressant et en me formant à des disciplines en lien avec le corps et l’esprit, j’en viens à penser aujourd’hui que mon âme _ou l’instinct de survie ?_ a fait son possible pour que je connecte cette ressource puissante qu’est l’amour de soi.

Je vous fais grâce de ces 12 années d’essais-erreurs, d’expérimentations et d’apprentissage. Ce que je retiens de toute cette période est que nos choix sont souvent dictés par nos manques et qu’une présence en nous invite à les combler, et pour les plus valeureux d’entre nous, à les transcender.

Je suis valeureuse. J’ai transcendé ce manque d’amour qui me faisait vriller le ventre et asséchait ma vie. Ceci ne serait que pure fanfaronnade si je ne transmettrais pas comment je m’y suis prise. Je me permets d’amoindrir mes propos car la vie est ainsi faite que ce que l’on prend pour acquis finit par nous échapper 😀

Le corps détient la clef

Je pourrai m’arrêter à cette simple phrase. Le corps détient la clef.

Mais parce qu’il y a des moments où les belles idées doivent être nourries grassement, je vais développer néanmoins mon propos. Le corps détient la clef parce qu’il est le reflet de notre nature. En fait, à partir du moment où j’ai accepté de laisser la Nature faire son oeuvre en moi, tout s’est éclairé.
Reprenons du début : je cherchais à correspondre à un idéal que j’ai forgé avec l’aide constante et infaillible de mon mental sous influence des codes et des conditionnements culturels. Cet idéal était ma perfection. Je voulais être cette perfection. J’en rêvais. J’en bavais d’envie. Pourtant, je connaissais déjà l’adage qui dit que « la perfection n’est pas de ce monde ». Je le disais même, fièrement, vaniteusement, croyant comprendre ce qui pourtant m’échappait. Je voyais ce corps de femme érigé en canon de beauté. Et je voulais en faire partie. Je voulais être cette femme. Pourquoi cela m’était inaccessible ?

Pourtant, et je peux le dire sans rougir, je ne suis pas un laideron (bien que je l’ai pensé pendant longtemps). Cela dit, je constate que mon corps ne répond pas totalement à ce que la société a posé en canon pour toutes les femmes. Mon corps n’entre pas dans cette case. Malgré cela, j’ai cherché à ressembler à ce modèle préfabriqué de femme moderne. Alors, je parle du corps, mais la mentalité qui est associée aussi. Forcément. Je me suis donc torturée mentalement et même parfois physiquement pour ressembler à cet idéal, tout en pensant que je faisais mal les choses (manger, bouger, penser). J’y ai passé beaucoup de temps et d’énergie. Temps et énergie que je n’ai pas employé à des choses plus essentielles à ma vie.

Ce qui m’a sorti de cette transe macabre a été d’observer la Nature. Je ne pourrais pas identifié distinctement le déclencheur. Mais un matin, je promenais sur les bords de Loire et j’ai regardé les arbres. Et ça m’a apaisé. J’ai constaté que le figuier ne cherchait pas à ressembler au saule près de lui. J’ai vu qu’il s’épanouissait, même dans cet espace un peu étrange (sous le pont de fil, pour ceux qui connaissent Tours). J’ai regardé mon corps. J’ai vu qu’il était lui aussi une manifestation de la Nature et j’ai décidé de … lui faire confiance. Pleinement. J’ai décidé de faire confiance à la Nature, ma nature. Je me laisse traverser par la Vie, parce que la Vie en sait tellement plus que moi. En tout cas, c’est ce en quoi je crois. Et pour ceux qui comme moi sont de fins connaisseurs de dinosaures hollywoodiens, nous avons très bien appris que la Vie trouve toujours un chemin 😉 Elle trouve toujours le chemin pour nous faire devenir ce que nous sommes. Il suffit d’observer la Nature pour constater à quel point les obstacles qui contrent ce qui devrait éclore et s’épanouir ne sont que des obstacles. Non pas des fins.

En quoi cela sert-il notre affaire d’amour de soi?

La Nature est aimante et généreuse. Regardons notre belle planète. Elle est diversité, beauté et ingéniosité. En quoi, nous, êtres humains perdus dans l’immensité de l’Univers, serions-nous différents? Cette question hautement philosophique n’est pas dénuée d’intérêt. Elle nous invite à regarder la situation sous un angle bienveillant.

En lâchant-prise sur mon idéal mental, j’ai fait le choix d’incarner ma nature en écoutant mon corps et la sagesse qu’il recèle. Je pourrais même dire que j’ai fait le choix d’incarner « mon idéal naturel », et celui-ci m’échappe. Je ne le contrôle pas. Je ne peux me le représenter mentalement en totalité. Je l’accueille. Et de ce changement d’état d’esprit, émerge l’amour de soi. C’est en connectant mon âme par le corps que j’ai pu ressentir un amour profond, sincère et durable pour moi-même. Pour dire les choses carrément, cela m’a électrisée au point que j’ai ressenti la conviction profonde d’être divine.

Autrefois, j’avais la vanité de penser que je pouvais incarner la perfection des femmes de papier glacé. Aujourd’hui, je laisse la Nature faire de moi, une déesse 😉 Aussi, je constate que cela a des répercussions sur toutes les sphères de ma vie. L’amour de soi m’amène à être plus consciente et plus respectueuse de mes besoins et de ma vie, en général. Ce que j’expérimente avec délectation.

Un changement de paradigme excitant

Alors que je pouvais me gaver de textes et de vidéos en tout genre pour apprendre à me sentir plus heureuse et tout simplement mieux dans ma peau, j’avais complètement délaissé ma peau justement. Paradoxe troublant… Je connectais que furtivement ma peau, je touchais assez peu ou avec peu de conscience mon corps, alors que je pensais l’inverse.

En ressentant la Nature vivre à travers moi, j’ai connecté l’amour de soi. Cela a transformé ma vie d’une façon inattendue et presque par hasard. Je vis un changement de paradigme qui me met dans un état d’énergie ultra-puissante !

  • Je me sens connectée au Tout
  • J’ai développé plus de confiance en la vie
  • Je suis plus sereine
  • Je passe à l’action avec le sourire
  • Je suis plus présente pour mes proches
  • Je sers mieux mes clients
  • Je prends soin de moi
  • J’écoute mon intuition
  • Je développe mes facultés et mes compétences
  • Je suis plus créative
  • J’aime mon corps
  • Je suis plus inspirée
  • Je suis une entrepreneure plus alignée avec mes valeurs et mes talents
  • Je vis dans l’abondance

…Et ce n’est que le début !

Conclusion

L’amour de soi est une ressource déjà présente en chacun de nous. Il est parfois plus confortable de ne pas la connecter ou la cultiver car l’amour de soi nous aide à devenir qui nous sommes naturellement. Et vouloir devenir une autre personne semble plus sécurisant car ce que nous avons à être dans le monde nous effraie.
J’aime particulièrement un texte de Marianne Williamson que je vous partage en conclusion de cet article.

Notre peur la plus profonde
n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question…
Qui suis-je, moi, pour être brillant,
radieux, talentueux et merveilleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.

Vous restreindre, vivre petit,
ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir
pour éviter d’insécuriser les autres.

Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.

Nous sommes nés pour rendre manifeste
la gloire de Dieu qui est en nous.

Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus,
elle est en chacun de nous,

Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
nous donnons inconsciemment aux autres
la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur,
notre puissance libère automatiquement les autres.

Lorsque nous accueillons la Nature en nous et lui laissons les commandes, nous traversons inévitablement des peurs et des angoisses. Mais cela ne doit pas nous écarter de notre volonté de vivre dans l’amour. Car ce que ça nous permet de vivre en retour est au-delà de toute attente. Et c’est là, je crois, le plus important : être au-delà de toute attente. Se laisser surprendre par la vie, ça a aussi du bon.

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